Enso Tour is back ! Entretien croisé entre Steven Corbin et David Lambert

Temps de lecture : 8 minutes

Du 16 au 29 septembre 2026, les équipes d’Enso donnent rendez-vous aux professionnels de l’intérim à l’occasion d’une nouvelle édition de l’Enso Tour, organisée dans huit villes

  • 16/09 : Strasbourg

  • 17/09 : Metz

  • 22/09 : Aix-en-Provence

  • 23/09 : Toulouse

  • 24/09 : La Roche-sur-Yon
  • 25/09 : Rennes

  • 28/09 : Lyon
  • 29/09 : Paris

Au programme : des démonstrations, des retours d’expérience, mais aussi des échanges autour des grandes transformations qui redessinent le secteur, de l’IA à la cybersécurité, en passant par le cloud.

À quelques semaines du lancement de cette nouvelle édition, nous avons rencontré Steven Corbin, Directeur Général Finances (CFO), et David Lambert, Chief Technology & Product Officer (CTPO) du Groupe Enso, pour un entretien exclusif. 

 

Vous serez tous les deux intervenants lors de l’Enso Tour. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

 

Steven Corbin : Je suis Directeur Général Finances du Groupe Enso. Ma mission est de piloter la performance du Groupe et d’accompagner sa transformation. Avant de rejoindre l’entreprise, j’ai évolué pendant une quinzaine d’années dans l’univers des logiciels B2B, notamment chez le leader mondial des plateformes de logiciels industriels et dans le secteur de la cybersécurité.

David Lambert : Je suis Chief Technology & Product Officer chez Enso. Auparavant, j’ai travaillé pendant une quinzaine d’années dans des entreprises technologiques françaises et européennes, notamment chez Doctolib où j’ai fondé le logiciel médical, et chez Adevinta la maison mère de Leboncoin.

 

Cette année, l’IA, le cloud et la cybersécurité sont au cœur de l’Enso Tour. Pourquoi ce choix ?

 

Steven Corbin : Parce que ces trois sujets concernent désormais toutes les agences, quelle que soit leur taille. En France, l’usage de l’IA dans les entreprises a triplé entre 2023 et 2025 (1). Dans le même temps, les cybermenaces continuent de se professionnaliser et de toucher toutes les organisations, tandis que le cloud s’impose progressivement comme le nouveau standard.
L’Enso Tour est l’occasion d’aider les agences à mieux comprendre ces évolutions, et à tirer pleinement parti des innovations qui peuvent améliorer leur performance.

David Lambert : Je partage complètement ce constat. Nous vivons un véritable changement de génération dans les logiciels métiers. Le cloud, l’IA et la sécurisation des données ne font pas simplement évoluer les outils : ils transforment la façon de travailler. Notre rôle est d’accompagner les agences dans cette transition avec des innovations simples à prendre en main et qui apportent un bénéfice concret.

 

Si l’on se concentre sur l’IA, cette technologie suscite beaucoup d’enthousiasme mais aussi quelques inquiétudes. Quelle est la plus grande idée reçue que vous aimeriez déconstruire pendant l’Enso Tour ?

 

David Lambert : 54 % des entreprises qui n’utilisent pas l’IA expliquent leur choix par un manque d’expertise (2). En réalité, c’est un outil qui s’apprend en l’utilisant. Au début, on teste, on se trompe, on découvre ses limites, puis, petit à petit, on comprend comment en tirer le meilleur. C’est exactement comme lorsqu’on a appris à utiliser un smartphone ou un moteur de recherche. On apprend ses forces et ses pièges.

Steven Corbin : On parle souvent de l’IA comme s’il s’agissait d’une seule et même technologie. En réalité, il existe une multitude d’approches et d’usages. La vraie question qu’il faut se poser n’est donc pas « Comment utiliser l’IA ? », mais « Quel problème cherche-t-on à résoudre avec l’IA ? ». Chez Enso, nous partons toujours des problématiques des agences pour développer des solutions. 

 

Enso_Tour_Photos
Comme en 2025, l’Enso Tour 2026 sera l’occasion d’échanger entre professionnels de l’intérim et de découvrir nos dernières innovations.

 

Steven, cette approche centrée sur les usages est celle qu’Enso a appliquée en interne. Lors de l’Enso Tour, vous reviendrez sur cette transformation. Sans tout dévoiler, quel retour d’expérience souhaitez-vous partager avec les participants ?

 

Steven Corbin : Je souhaite avant tout partager une méthode. Chez Enso, nous n’avons pas déployé l’IA du jour au lendemain : nous avons expérimenté des processus et des outils, rencontré des difficultés et appris de nos erreurs. Lors de l’Enso Tour, je reviendrai sur ce parcours et sur les enseignements que nous en avons tirés. L’objectif est de montrer qu’une transformation réussie ne repose pas sur la technologie seule, mais sur une démarche progressive et pragmatique.

 

Beaucoup d’agences souhaitent intégrer l’IA dans leur organisation, mais ne savent pas toujours par où commencer. Si vous aviez un conseil à leur donner, quel serait-il ?

 

David Lambert : Le meilleur conseil est de commencer, tout simplement. On en revient à ce que l’on disait précédemment : il faut expérimenter, tester, comprendre comment ces outils fonctionnent et apprendre à les utiliser. Comme toute nouvelle technologie, il existe une courbe d’apprentissage. Une fois cette première étape franchie, les idées d’usages viennent naturellement. L’IA offre une extension de performance au premier abord, puis une délégation importante de l’exécution où les humains changent radicalement leur focus.

Steven Corbin : Je compléterais en disant qu’il ne faut pas chercher à tout construire soi-même. Par exemple, certaines agences utilisent déjà des IA génératives comme ChatGPT ou Gemini pour rédiger leurs offres d’emploi, et c’est une excellente manière de découvrir le potentiel de ces technologies. Mais ces plateformes restent généralistes : la qualité du résultat dépend fortement du prompt, elles ne connaissent pas les spécificités du travail temporaire et, lorsque des informations professionnelles y sont déversées, il est essentiel de bien maîtriser le cadre de gouvernance dans lequel ces données sont traitées.

Je le constate dans nos sujets opérationnels chez Enso, les IA les plus performantes dans le domaine professionel sont celles qui sont directement intégrées aux logiciels métiers, car elles comprennent le contexte, s’appuient sur des données fiables et répondent à des besoins précis. Elles offrent également un cadre de sécurité adapté, ce qui est essentiel lorsqu’on manipule des informations RH par nature sensibles. 

Dans l’ATS-CRM d’Enso, un agent IA est capable de produire en quelques secondes une offre d’emploi structurée, attractive et, surtout, adaptée aux codes du travail temporaire. Le recruteur garde évidemment la main sur le contenu final, mais il gagne 50 % de temps sur cette tâche.

 

Certaines agences hésitent encore à franchir le cap de l’IA. Que leur diriez-vous ? 

 

Steven Corbin : Il est normal de se poser des questions lorsqu’une technologie évolue aussi rapidement. Notre rôle est justement d’accompagner les entreprises de travail temporaire pour que l’IA reste simple, concrète et sécurisée. Les équipes en agence n’ont pas besoin de devenir expertes : nous intégrons ces innovations directement dans leurs outils afin qu’elles puissent en bénéficier immédiatement, sans complexifier leur travail. 

 

David, vous lèverez le voile sur plusieurs innovations lors de l’Enso Tour. Sans trop en dire, quelles nouveautés les participants auront-ils la chance de découvrir ?

 

David Lambert : Nous allons présenter une nouvelle génération d’IA directement intégrée à nos produits. L’ambition est simple : faire en sorte que chaque collaborateur ait le sentiment d’être épaulé par un collègue supplémentaire. Un compagnon de travail disponible en permanence, capable de rechercher des informations, de préparer certaines tâches ou d’automatiser les actions les plus répétitives. Cette vision viendra au bout d’une route, dont nous vous présenterons fièrement nos premiers pavés.

 

Quel est le principal bénéfice que les agences peuvent attendre de ce nouveau compagnon de travail ? 

 

Steven Corbin : C’est le gain de productivité. Chez Enso, nos équipes économisent déjà entre 30 et 40 % de temps sur certaines activités. C’est ce type de bénéfices que nous souhaitons mettre à la portée de nos clients.

 

Pour conclure, quel message aimeriez-vous adresser aux dirigeants qui hésitent encore à participer à l’Enso Tour ?

 

David Lambert : L’Enso Tour est bien plus qu’un événement où l’on présente nos produits. C’est aussi l’un des rares moments où les acteurs du secteur peuvent se retrouver et partager leurs expériences.

Steven Corbin : Exactement, beaucoup de nos clients nous accompagnent depuis 10, 20 ou parfois 30 ans. Cet événement est le moment où nous construisons ensemble la suite de cette aventure et les solutions qui les aideront demain

 

Enso_Tour_2026

 

(1) Source : Les TIC et le commerce électronique dans les entreprises en 2025, Insee.
(2) Idem.

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