« Le partenariat avec ENSO permet d’ouvrir une réflexion plus large sur la relation entre les salariés et les Associations Intermédiaires » : entretien avec Aude Amarrurtu, Responsable du développement et des partenariats nationaux de l’UNAI
Temps de lecture : 6 minutesDans le cadre de la nouvelle collaboration entre l’Union Nationale des Associations Intermédiaires (UNAI) et ENSO, nous avons échangé avec Aude Amarrurtu, Responsable du développement et des partenariats nationaux de l’UNAI. Elle revient pour nous sur les enjeux de ce partenariat, les bénéfices attendus pour les Associations Intermédiaires et la façon dont ce projet s’inscrit dans la stratégie globale de l’UNAI.
Pouvez-vous nous présenter l’UNAI s’il vous plaît ?

L’UNAI existe depuis 2001. C’est la tête de réseau des Associations Intermédiaires (AI). Ces dernières agissent dans le champ de l’insertion professionnelle. Elles appartiennent à un secteur plus large : l’insertion par l’activité économique (IAE).
Aujourd’hui, on compte environ 600 AI en France, qui accompagnent chaque année près de 100 000 demandeurs d’emploi. Leur rôle, c’est à la fois de proposer un accompagnement individualisé et de permettre aux personnes de reprendre pied grâce à des missions de travail rémunérées.
L’UNAI est le représentant des AI auprès de l’État, notamment du Ministère du Travail, mais aussi plus largement auprès des institutions, comme les parlementaires. Notre mission est de défendre les AI, de porter leur voix et de faire en sorte qu’elles puissent exercer leur activité dans les meilleures conditions.
Comme nous sommes une Union, l’adhésion n’est pas obligatoire : environ 200 AI font aujourd’hui le choix d’adhérer à notre réseau. Par ailleurs, nous agissons comme une fédération : nous leur proposons des services, de l’accompagnement, surtout juridique, nous répondons à leurs besoins techniques, et nous développons des solutions pratiques pour leur faciliter la vie. Enfin, nous travaillons à mettre en place des partenariats utiles pour simplifier leur travail et les aider à remplir leurs missions.
Justement, on en vient au sujet des partenariats. En tant que Responsable du développement et des partenariats nationaux, quel est votre rôle ?
Mon rôle, c’est d’aller chercher tout ce qui peut soutenir les Associations Intermédiaires dans leur quotidien et dans leur développement. Cela recouvre beaucoup de choses.
Il peut s’agir de les aider à développer leur activité, par exemple en créant des passerelles avec de grandes entreprises, mais aussi de trouver des partenaires qui vont enrichir leur mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi, en apportant des solutions concrètes.
Cela passe également par des liens avec des fournisseurs ou prestataires susceptibles de répondre à leurs besoins variés : cela peut aller de la mutuelle aux titres-restaurant, en passant par des solutions logicielles comme Tempo d’ENSO.
Cette année, vous avez décidé de vous associer à ENSO. Qu’est-ce qui vous a conduit à faire ce choix ?
Les Associations Intermédiaires existent depuis une loi de 1987. Beaucoup ont été créées à la fin des années 1980 ou au début des années 1990. Et depuis, elles utilisent souvent le même logiciel. Malheureusement, il a très peu évolué d’un point de vue ergonomique : l’interface est vieillissante. Nous avons donc décidé de chercher une autre solution.
Plusieurs de nos adhérents nous ont parlé d’ENSO car ils l’utilisent déjà. Leurs retours d’expérience positifs nous ont convaincus d’aller rencontrer les équipes d’ENSO et d’ouvrir une réflexion plus large.
En effet, les AI emploient directement les demandeurs d’emploi, un peu comme les agences d’intérim : elles gèrent donc des contrats de travail, établissent des fiches de paie chaque mois, suivent tout l’opérationnel… En réalité, elles font le même travail administratif que les agences. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers ENSO.
Qu’attendez-vous de ce partenariat avec ENSO ?
Ce que nous attendons avant tout, c’est un outil moderne, ergonomique et surtout évolutif. C’était un critère essentiel de notre cahier des charges : pouvoir travailler main dans la main avec ENSO pour que la solution continue d’évoluer dans le temps, et ce en fonction des besoins des AI. Sur ce point, les équipes d’ENSO ont parfaitement compris nos attentes.
Quels bénéfices concrets les Associations Intermédiaires, membres de l’UNAI, peuvent-elles attendre de ce partenariat ?
L’enjeu, c’est vraiment qu’ENSO facilite le quotidien des AI en leur faisant gagner du temps, en automatisant des missions très chronophages, et en leur permettant de digitaliser de nouvelles tâches.
Un exemple concret : la saisie des relevés d’heures. Aujourd’hui, le processus est encore très lourd et manuel. Les AI transmettent des relevés d’heures à leurs clients, qui les saisissent, puis elles récupèrent l’information… Cette étape peut représenter jusqu’à 3 ou 4 jours-homme par mois pour une Association Intermédiaire. Avec les applications de la suite ENSO, les salariés comme les clients pourront désormais remplir et valider les relevés directement en temps réel. Résultat : plus aucune ressaisie à effectuer. Grâce à ENSO, les AI gagneront donc énormément de temps.
Autre bénéfice immédiat : la signature électronique, qui va apporter une fluidité et une sécurité nouvelles dans la gestion des contrats de travail.
Par ailleurs, nous avons négocié une grille tarifaire avantageuse pour les adhérents de l’UNAI par rapport au tarif public. C’est un bénéfice supplémentaire pour notre réseau.
Pour finir, comment ce partenariat s’inscrit-il dans la stratégie globale de l’UNAI pour les années à venir ?
Au-delà des bénéfices directs pour nos adhérents, ce partenariat participe aussi à renforcer l’image de l’UNAI. Il montre que nous sommes à l’écoute, que nous cherchons en permanence des solutions nouvelles et que nous ne restons pas figés dans l’existant.
Un autre enjeu important, c’est la simplicité d’usage. Nous travaillons avec un public qui peut parfois être concerné par l’illectronisme. Proposer une solution claire, facile à utiliser et réellement utile, c’est aussi une manière d’accompagner les AI et leurs salariés dans cette transition numérique.
Enfin, le partenariat avec ENSO permet d’ouvrir une réflexion plus large sur la relation entre les salariés et les Associations Intermédiaires. Reprenons l’exemple de la signature électronique : beaucoup d’AI fonctionnent encore exclusivement en papier. Les salariés doivent donc venir chaque mois chercher leur contrat ou déposer leur relevé d’heures. Ils se déplacent, mais pas pour de bonnes raisons. La digitalisation, au contraire, fait gagner du temps, réduit l’usage du papier et, surtout, pousse à repenser la relation avec les salariés. L’idée, c’est de ne plus se limiter à un lien purement administratif, mais de construire un lien plus humain, qui s’inscrit dans la durée.
>> Vous êtes une Association Intermédiaire et vous souhaitez en savoir plus sur ENSO ? Contactez nos équipes.

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