Ce que les entreprises utilisatrices attendent des agences d’emploi au début d’une mission : les résultats de notre étude
Temps de lecture : 4 minutesDans l’intérim, tout se joue dès le premier jour de mission. Un onboarding mal préparé peut générer du stress chez l’intérimaire, des erreurs opérationnelles et de la frustration côté entreprises utilisatrices (EU). À l’inverse, un accompagnement structuré dès les premiers instants crée un climat de confiance, réduit les irritants et favorise la fidélisation.
Notre dernière enquête menée auprès de 243 entreprises utilisatrices confirme cette réalité : seules 23 % d’entre elles ont mis en place un parcours formalisé d’intégration. Et la grande majorité compte sur les agences d’emploi pour préparer les collaborateurs intérimaires en amont et sécuriser leur arrivée.
Cela signifie qu’aujourd’hui, un onboarding structuré n’est pas une option : il devient une attente explicite de la part des clients. Et dans un marché où 49 % des EU travaillent avec plusieurs agences en parallèle, cette étape représente une opportunité stratégique de se démarquer.
99 % des entreprises attendent que les agences d’emploi briefent les intérimaires sur leur activité
Notre étude met en évidence une attente unanime : 99 % des entreprises utilisatrices considèrent qu’il revient aux agences d’emploi de présenter leur activité aux intérimaires. Loin d’être un simple détail, ce briefing conditionne des éléments essentiels comme la ponctualité, la sécurité et la bonne intégration sur le site.
À cela s’ajoute un autre chiffre marquant : 96 % des entreprises utilisatrices jugent essentiel que l’agence s’assure que l’intérimaire a bien pris connaissance des informations communiquées. L’objectif est clair : éviter toute zone d’ombre avant même le premier jour de mission.
Par ailleurs, 62 % des EU estiment que c’est à l’agence de diffuser les documents d’accueil (livret, consignes de sécurité, notices internes…).
| Attentes des entreprises utilisatrices avant la mission | % des EU jugeant cela « important » ou « très important » |
| L’agence d’emploi s’assure que l’intérimaire prend connaissance des informations que vous lui transmettez (consignes de sécurité, plan d’accès…). | 96 % |
| L’agence d’emploi briefe l’intérimaire sur l’activité de votre société. | 99 % |
| L’agence d’emploi prend en charge la diffusion des documents d’onboarding. | 62 % |
Ces résultats confirment que le démarrage de mission est devenu un terrain d’évaluation pour les agences. Les clients n’attendent pas seulement un intérimaire disponible, mais une personne prête, bien informée et déjà sensibilisée aux règles et à la culture de l’entreprise.
90 % des intérimaires déclarent recevoir les informations nécessaires avant leur mission
Du côté des travailleurs temporaires (TT), les données issues du Baromètre de la confiance des intérimaires été 2025 sont encourageantes : près de 90 % des TT affirment recevoir systématiquement ou souvent les informations nécessaires avant leur prise de poste.
Ce chiffre montre que les agences ont déjà mis en place des pratiques efficaces pour préparer les travailleurs. Il confirme également la reconnaissance du rôle des agences d’emploi dans la sécurisation des débuts de mission.
En revanche, certains écarts subsistent dans l’accompagnement : selon le baromètre automne 2024, 64 % des intérimaires déclarent qu’aucun représentant de leur agence ne se déplace sur leur lieu de mission, et seuls 9 % affirment qu’un consultant passe souvent.
Ces données traduisent des réalités contrastées : si l’information circule bien en amont, le suivi pendant la mission reste plus limité.
Qu’est-ce qui irrite les entreprises utilisatrices au démarrage d’une mission ?
Les débuts de mission peuvent être source de tensions. En ce qui concerne les EU, les irritants liés à l’onboarding sont bien identifiés :
- Le comportement inadapté des intérimaires (absences, attitude déplacée…),
- L’inadéquation entre les compétences et les besoins réels du poste,
- Le manque de candidats proposés ou les délais de réponse trop longs.
Ces situations perturbent directement le quotidien des équipes clientes. Toutefois elles ne sont pas une fatalité : elles découlent souvent d’un onboarding insuffisamment structuré.
En mettant en place un processus solide (documents signés en amont, briefing complet, consignes centralisées et traçables), les agences peuvent réduire significativement ces irritants.
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